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Rugby EMLyon - Esprit Passion Ovale

Rugby EMLyon - Esprit Passion Ovale

il y a 6 mois

Rugby

Tombés, oui, mais les armes à la main !

Rugby EMLyon - Esprit Passion Ovale

En quête d’accession au prestigieux Final Four, les joueurs de l’équipe de rugby masculine de SKEMA se sont inclinés au bout du suspense sur les terres de l’EM Lyon en marge de l’un des quarts de finale du championnat de France des ESC.

Il y a des regards qui ne trompent pas et qui valent tous les mots du monde. Ceux lancés dans le cercle à quelques minutes du coup d’envoi de ce quart de finale dantesque étaient indéniablement de cette trempe-là. En proie à d’importants manques d’automatismes somme toute logiques, les vingt-deux acteurs ayant enfilé la tunique chargée d’histoire d’Esprit Passion Ovale se sont toutefois jetés corps et âme dans la bataille pour rivaliser face à une belle formation lyonnaise.

Dès les premières minutes, les joueurs de la Section Rugby apposèrent leurs griffes sur la rencontre et faisaient déjà le siège du camp niçois en multipliant les offensives au large. Handicapés par la blessure précoce de leur troisième-ligne et capitaine Guillaume Souquières, les hommes du duo Claude Perez - Franck Luccisano se voyaient alors confrontés à une vague d’assauts répétés pendant le premier quart d’heure, avant que leur arrière virevoltant Julien Codina ne renverse la vapeur et ne dépose toute la ligne de trois-quarts adverse sur un raid solitaire de plus de cinquante mètres suite à une chandelle lyonnaise bien négociée. Un exploit individuel qui, un peu contre le cours du jeu, plaçaient les joueurs d’EPO en tête au tableau d’affichage (0-7). La deuxième partie de la première période n’aura cependant toujours pas été à l’avantage de ces derniers, leurs homologues rhodaniens monopolisant la balle et dominant territorialement de la tête et des épaules grâce notamment à un jeu au pied de déplacement chirurgical souvent utilisé à bon escient. Mais, malgré des attaques bien huilées de leurs lignes arrières, les joueurs de l’EM Lyon pêchaient dans la finition et dans le dernier geste, et se sont surtout heurtés à un rideau de fer héroïque en défense proche de l’en-but. Pliant sans ne jamais rompre, les rugbymen de SKEMA viraient ainsi en tête à la pause sur le score de 7 à 3.

En début de seconde mi-temps, les Lyonnais ne baissaient toujours pas de rythme et trouvaient finalement la faille en bout de ligne après un ballon de récupération. Ces derniers gonflaient même l’addition par l’intermédiaire de leur buteur, portant alors le score à 16 à 7 en leur faveur. Touchés mais pas coulés, c’est pourtant précisément au moment où on les croyait au fond du seau que les joueurs niçois ont fait montre d’un incroyable orgueil en revenant des portes de l’enfer et en parvenant à inverser la cadence infernale imposée par leurs adversaires. Après avoir décidé de recentrer le jeu et de s’appuyer sur la puissance de ses avants, les hommes de Claude Perez et de Franck Luccisano se sont offerts le droit d’y croire et relançaient alors complètement le match via un essai inscrit sur l’aile gauche, leur permettant ainsi de recoller à seulement quatre longueurs de leurs adversaires du jour (16-12). Les cinq dernières minutes, pendant lesquelles les Lyonnais n’ont pas vu le jour balle en main, offrait un final d’anthologie au suspense irrespirable. Tout proches de la ligne d’essai, les joueurs d’EPO envoyaient toutes leurs forces dans la bataille — le capitaine Guillaume Souquières rentrant à nouveau sur le pré malgré sa déchirure musculaire — et faisaient plus que sérieusement vaciller l’équipe lyonnaise au travers d’une épreuve de force jusqu’au bout du temps réglementaire. Malheureusement, un en-avant litigieux sifflé par l’arbitre à une poignée de centimètres de la ligne sur l’ultime action a eu raison de la fougue des Niçois.

 

Bien qu’ils aient échoué dans leur quête de décrocher un ticket pour le Final Four, les rugbymen d’Esprit Passion Ovale ont affiché un état d’esprit irréprochable face à une équipe de l’EM Lyon aux automatismes bien mieux rodés et au projet de jeu mieux ficelé, et ce en dépit d’un manque de vécu commun et de cohésion forgée sur le long terme aux entraînements. Malgré la défaite, ils peuvent sortir la tête haute de cette confrontation en quart de finale et ont désormais les yeux rivés sur le Top 8 à Marcoussis, prochaine et dernière échéance de la saison.

Mais non mais non, EPO n’est pas mort !

 

Par Keyvan Malavielle (visca l’USAP)


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